Les membres de l’equipe

Nous sommes six femmes, Cindy, Claire, Maëlle, Cecilia, Lise et Fabienne. Nous avons la même sensibilité et la même vision d’un autre monde possible grâce à un accompagnement des enfants complètement différent de celui que nous connaissons aujourd’hui. C’est pourquoi, nous cheminons ensemble depuis six mois, avec l’objectif d’ouvrir une école démocratique en Alsace. Une école basée sur la confiance en la vie et en la nature humaine…


 

Claire Besson

Maman d’une fille de 6 ans et d’un garçon de 20 mois, je me suis interrogée au sujet de la façon de traiter les enfants dès la naissance de ma fille.
Lisbeth était un bébé aux besoins intenses et je ne comprenais pas ce qui pouvait amener certaines personnes à me conseiller de la laisser pleurer ou de lui mettre des tapes sur les mains alors que tout mon être me poussait instinctivement à vouloir la protéger et la materner.
Cela m’a amenée à me poser beaucoup de questions quant au regard porté sur l’enfant. J’ai alors commencé à me documenter et j’ai découvert la vision de l’Enfant de Catherine Dumonteil-Kremer, Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen etc…
Au grès de mes lectures et du quotidien au contact d’un enfant, j’ai aussi compris qu’il me fallait faire un travail avec mon enfant intérieur.
Quand est venu le moment pour ma fille d’intégrer l’école, je me suis vue confrontée au fait que j’avais jusqu’alors fait mon possible pour respecter son rythme naturel, en écoutant ses besoins, sans avoir recours aux punitions et aux violences éducatives ordinaires alors que l’école « traditionnelle » allait à l’encontre de ce que nous avions entrepris jusque là.
Au départ très enjouée à l’idée d’aller à l’école, Lisbeth a progressivement perdu son enthousiasme et a formulé la demande de ne plus l’y envoyer.
C’est alors que je me suis penchée sur le sujet des pédagogies alternatives et j’ai rapidement eu en tête l’idée de créer une école.
En attendant, nous avons pris la décision de déscolariser notre fille et c’est en côtoyant le milieu de l’instruction en famille que j’ai découvert le mode de vie « unschooling » vers lequel nous allions naturellement.
Au fil de mes documentations j’ai été guidée vers les écoles démocratiques et là ce fut une révélation! C’est alors devenu une évidence: j’allais créer une école démocratique!

Fabienne Kayser

J’enseigne depuis 25 ans au sein de l’Education Nationale. Je suis maman de deux (grands) enfants. Ils ont 20 et 18 ans. Mon questionnement sur l’éducation des enfants m’accompagne depuis ma propre scolarité. En ce temps-là, déjà, je regrettais que les enseignants ne voient, en moi que l’élève et non l’être humain. J’avais le sentiment, très désagréable, que ma valeur, à l’école, se résumait à mes résultats scolaires. Je m’efforçais donc de me conformer aux attentes du système, sans me rendre compte que je me coupais de ma nature profonde. Lorsque j’ai commencé à enseigner moi-même, je me suis d’instinct tournée vers les pédagogies alternatives. La lecture de Dolto, des stages de pédagogie Freinet et de pédagogie institutionnelle, au tout début de ma carrière, m’ont conforté dans mon intuition que l’enfant était avant tout une personne qui avait besoin de reconnaissance, de relations authentiques et vivantes, d’expériences avec lui-même et avec les autres. J’ai également compris la nécessité d’un travail sur moi pour guérir les blessures de mon enfant intérieur afin d’accompagner, avec le plus de sérénité possible, les enfants qui me sont confiés. J’ai découvert ces derniers mois, les écoles démocratiques. Leur philosophie, leur vision de l’enfant, profondément ancrée dans la confiance en la nature humaine, m’a touchée au-delà des mots. Je pense que le nouveau paradigme qui est en train de naître passe par cette liberté et ce respect accordés à l’enfant. Il peut ainsi trouver ses propres chemins intérieurs vers sa créativité et ses compétences intrinsèques qu’il aura plaisir et bonheur à mettre au service de la communauté humaine.

Maelle Dubourg

Je m’appelle Maëlle, j’aime les voyages à vélo ou à pied, faire de l’accordéon diatonique, cuisiner des trucs chouettes, rêver d’éco-villages dans la nature, danser n’importe comment. Je suis en ce moment en 3ème année aux Arts décoratifs de Strasbourg dans l’option scénographie.
Depuis toute petite je n’ai jamais bien apprécié le système scolaire tel qu’on me l’a proposé. Je ne me suis jamais sentie très bien à l’école. J’étais pourtant une élève très « brillante » comme on me le disait. Mais je savais bien que cet endroit ne fonctionnait pas d’une manière qui me convenait. Je ne pouvais pas faire librement les choses que j’avais envie de faire. J’aurais voulu plus de temps pour développer ma créativité, bricoler, faire de la musique, du théâtre, du vélo, et plein d’autres choses. Malheureusement il fallait que je fasse des exercices imposés par les professeurs et je n’en voyais pas toujours l’intérêt.
Ma maman orthophoniste m’a souvent parlé de la méthode « Montessori » et j’enviais les enfants de ces écoles qui avaient l’air de s’épanouir tout en en apprenant des choses. J’avais toujours eu dans un coin de ma tête l’idée de créer une école alternative un jour. En septembre 2016, j’ai appris l’existence des écoles démocratiques et j’ai compris que c’était bien ça l’école de mes rêves. J’ai donc eu l’envie et l’impression qu’il fallait que je monte cette école afin de permettre à d’autres de pouvoir vivre ce rêve que j’avais étant enfant.

Lise Zimmer

Je suis Lise, j’aime les balades, marcher pieds nus, écouter pendant des heures mes grands-parents parler de leur jeunesse, faire de l’auto-stop, dessiner, bricoler, cuisiner, chiner. J’adore échanger des astuces sur le mode de vie zéro déchet, je suis moi même en chemin vers une vie plus minimaliste. Ayant un mode de vie alternatif il est évident que je me tourne vers une école alternative.
Pour moi, l’école NovAgora est l’école de mes rêves ! Je ne me suis jamais vraiment sentie à ma place dans le système scolaire traditionnel, je ne comprenais pas l’intérêt de certaines matières. Parfois j’avais le sentiment d’être un poids pour mes professeurs, qui me répétaient sans cesse que je n’avais pas confiance en moi, ce qui n’a fait que renforcer cette réalité. J’étais extrêmement stressée, surtout lorsqu’il s’agissait de prendre la parole. J’aurai préféré jouer avec mes amis, faire des bricolages ou faire des sorties scolaires toute la journée.
La lecture du livre d’André Stern “…et je ne suis jamais allé à l’école” a été un déclic pour moi. J’ai totalement changé ma vision sur l’école et j’ai découvert tout un monde qui m’était jusqu’alors inconnu ! Pleine d’enthousiasme, je me suis intéressée aux écoles démocratiques et de pouvoir m’investir dans l’école NovAgora est un vrai bonheur !

Cindy Kaercher

Je suis Cindy et cette école a vécu en moi longtemps à l’état de rêve avant de voir le jour à l’extérieur de moi. Depuis un long moment en effet, j’avais cette idée qui me trottait dans la tête : « un jour je créerai une école ». Je crois qu’elle est née au fil de mes expériences au contact des enfants. Le déclic s’est fait lors d’une année que j’ai passée en Allemagne comme jeune fille au pair, où je prenais soin d’une enfant de 1 an. Je l’ai accompagnée, chaque jour de sa vie pendant un an sur son chemin, et en moi est née l’envie de devenir professeure des écoles, afin de continuer de vivre avec d’autres enfants la joie que j’ai vécue à ses côtés. Je suis donc rentrée en France avec cette envie, et ai entamée des études pour devenir professeure des écoles bilingue (français-allemand). Cette même année, j’ai travaillé dans une école primaire où j’apportais mon aide là où le besoin se faisait sentir (cours d’allemand, de théâtre, de français, aide à la lecture, ou encore accompagnement d’une classe verte…). Mais la réalité du métier était loin du rêve qui vivait en moi. De lectures en recherches, j’en suis venue à découvrir le unschooling, la notion de « déscolarisation de la société », les apprentissages autonomes, les notions d’ « âgisme » et de « domination adulte », et les écoles démocratiques. Le fossé entre ce que je vivais dans mes études et mon emploi à l’école, et mes prises de consciences progressives, se creusait de plus en plus. C’est ce moment que j’ai choisi pour réaliser un autre de mes rêves : voyager seule, mon sac sur le dos, à l’autre bout du monde pendant plusieurs mois. Ce voyage et toutes les rencontres et expériences qu’il a suscitées m’ont fait voir et vivre d’autres possibles. Il m’était impossible de retourner à ma vie d’avant et de me résigner à une vie simplement moyenne, sans prise de risque. C’est donc en Australie que je me suis inscrite à la formation qui allait achever de me convaincre de faire confiance à mes aspirations profondes : « Fonder une école Sudbury » à l’Ecole Dynamique (Paris). Au voyage s’est ajouté cette semaine de dé-formation, il m’était impossible après ça d’ignorer tout ce que ça avait provoqué en moi. L’idée « je créerai une école un jour » s’est transformée en projet : « je crée une école maintenant ! », et me voici donc en plein dans cette aventure, pour ma plus grande joie. Il m’a toujours réussi jusqu’à présent d’aller vers ce qui m’enthousiasme le plus (ce qui est aussi souvent le chemin qui fait le plus peur de prime abord…). C’est en empruntant ces chemins hasardeux que j’ai vécu les plus beaux moments de ma vie, que j’ai le plus appris et évolué, et je veux, à travers NovAgora notamment, partager cet enthousiasme pour la vie, les apprentissages au quotidien, au fil des rencontres et expériences, et le vivre ensemble libéré de toutes les catégorisations, à commencer par l’âge…

Cecilia De Assis

Je suis maman de Nino, 5 ans et demi et de Louisa, 14 mois.
Je me rends compte que depuis leur naissance, mes enfants n’ont pas cessé de m’apprendre des choses. Je suis passionnée de tout ce qui touche au développement de l’enfant et à la relation parent/enfant. C’est pourquoi je suis actuellement une formation pour accompagner les parents vers une parentalité positive.
J’ai toujours souhaité une école différente pour mes enfants car mon parcours scolaire n’a pas été épanouissant. Bien plus qu’une école, ce projet propose un nouveau mode de vie où règnent l’entraide, la bienveillance et la confiance en l’enfant. Je suis très heureuse de participer à cette belle initiative !